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Toscane (2) - Martin signe le doublé étape-général

Toscane (2) - Martin signe le doublé étape-général

Ce mercredi, Guillaume Martin a prolongé sa série victorieuse. Notre grimpeur français, qui a débloqué son compteur au Tour du Limousin fin août, a inscrit ses 4e et 5e victoires de l’année, et de sa carrière professionnelle, à son palmarès ce mercredi. Il a remporté, en solitaire, la 2e et dernière étape du Tour de Toscane (2.1, 26-27/09), et s’est adjugé par la même occasion le classement général final. Il fut parfaitement encadré, grâce à Danilo Napolitano en échappée et le reste de l’équipe qui l’a positionné au pied de l’arrivée finale à Volterra (8km à 5%), où il s’impose en solo devant Giovanni Visconti.

Guillaume Martin : 

« Nous avons fait la course parfaite, à l’image d’hier où nous avions Backaert devant puis que nous avons accompli un gros travail au sprint pour Pasqualon. Hier, j’étais un peu déçu de ne pas être devant et je pensais que c’était compromis pour le général. Finalement, ce me fut profitable aujourd’hui, où j’ai bénéficié de plus de libertés.

L’équipe m’a bien placé à l’approche des bosses. Dans l’ascension finale, Gasparotto a placé une attaque dès le pied. Je l’ai suivi, et nous nous sommes retrouvés à quatre. Nous sommes revenus sur ce qu’il restait de l’échappée, du coup ça s’est joué tactiquement car la montée était plutôt roulante. C’est revenu de derrière, avec Marco Minnaard, mais j’ai ré-anticipé immédiatement en accélérant à quatre, puis à deux avec Visconti. A un moment, il ne voulait plus rouler. Je ne savais pas si c’était du bluff ou pas, donc j’ai mis une grosse attaque et l’ai lâché.

J’ai abordé les deux derniers kilomètres seul. J’ai creusé un bon trou assez rapidement, et je suis parvenu à maintenir l’écart. Au vu des différences, et puisque ceux de l’échappée d’hier n’étaient pas directement à ma poursuite, j’ai compris que je remportais également le général. Je ne m’y attendais pas vraiment, même si je visais la victoire d’étape clairement ce matin. Même si de grands coureurs étaient au départ, je savais que je pouvais rivaliser avec eux.

Ma première victoire, au Limousin, a forcément apporté un déclic. Quand on commence à gagner, on vise à nouveau la victoire, et plus seulement le podium. C’est une combinaison de mental et de physique, car j’ai énormément progressé depuis le Tour de France. On dit souvent qu’on peut pousser un dent de plus, ça se vérifie, surtout à mon âge. Puis on me fait confiance, on m’emmène comme leader ce qui donne de la confiance. Toute l’équipe me soutient, me place au pied des montées.

Je ne peux pas dire quelle victoire est la plus belle. La première, au terme d’un numéro avec Baugnies au Limousin était particulière. Celle au Gévaudan, ma première sur un classement général, était la mieux construite. Mais ici, la qualité de la victoire monte en gamme car il y avait un gros plateau au départ. Chaque plaisir est différent, mais je profite de toutes ! 

Je pense déjà au Giro d’Emilia, samedi, qui peut me convenir avec son parcours dur. Mais je ne compte pas prendre la Coppa Sabatini ce jeudi par-dessus la jambe, car un classement par points est établi au terme des trois jours de course, et je suis actuellement en tête. On visera la victoire du jour avec Pasqualon, et moi un résultat pour engranger des points. Ensuite, je conclurai la tournée italienne et bouclerai ma saison à la Famenne Classic. »